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Selon le Reuters Institute, au Kenya, on fait plus confiance à Facebook et Whatsapp qu’aux médias pour s’informer

Selon le Reuters Institute, au Kenya, on fait plus confiance à Facebook et Whatsapp qu’aux médias pour s’informer

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  • jeudi 23 juin 2022
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(Agence Ecofin) - En Afrique, comme partout dans le monde, une sorte de concurrence s’est installée entre les médias et les réseaux sociaux. La perte de confiance des populations dans la presse a profité aux réseaux sociaux qui ne sont pourtant pas gages de fiabilité.


Au Kenya, une majeure partie de la population fait davantage confiance aux réseaux sociaux qu’aux médias pour s’informer. C’est ce que révèle le Digital News Reports publié par le Reuters Institue le 17 juin dernier. Selon l’étude, 57% des Kenyans font confiance aux médias pendant que 64% d’entre eux font confiance à Facebook et 61% à Whatsapp pour s’informer.


La baisse de confiance est surtout remarquable au niveau des médias publics. La télévision publique, la KBC, est 11e en termes de confiance des populations. 75% des Kenyans lui accordent du crédit contre 85% pour la télévision privée KTN, première du classement. Cette perte de confiance dans les radiodiffuseurs publics,  déjà remarquée au niveau du Nigeria, est à surveiller et peut révéler, si elle se confirme dans d’autres pays, une tendance régionale, voire continentale.  


L’étude ne précise pas les raisons ayant contribué dans la perte de confiance envers les médias. Dans le même temps, le rapport met l’accent sur les conséquences d’une plus grande confiance dans les réseaux sociaux pour s’informer. « La désinformation a continué à se développer car ces plateformes ne parviennent pas à tirer les leçons des erreurs passées (élections de 2017) et sont toujours incapables ou réticentes à s'engager dans une feuille de route, au Kenya en particulier, sur la lutte contre les discours de haine et la vérification des faits langues locales », explique le Reuters Institute.


Servan Ahougnon


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