(Agence Ecofin) - Des conventions minières ont été conclues en 2018 par le gouvernement de la république du Congo et deux compagnies minières sud-africaine et chinoise. Elles concernent le phosphate de Hinda et la potasse de Mboukoumassi, deux projets majeurs dans le cadre de la diversification de l’économie.
En république du Congo, le Conseil des ministres réuni en sa séance du lundi 20 septembre, a approuvé entre autres deux projets de loi portant approbation de deux conventions d’exploitation minière. Les deux documents sont désormais transmis au Parlement pour examen et adoption.
Le premier projet de loi porte, apprend-on, sur la convention minière conclue en juillet 2018 entre l’Etat et la société COMINCO S.A., filiale du sud-africain Kropz. La compagnie minière s’est engagée à l’époque à investir 600 millions $ dans le projet de phosphate Hinda, pour une production annuelle de 2 à 4 millions de tonnes, avec à la clé la création de 600 emplois directs pour les Congolais.
Cependant, la tendance baissière du prix du phosphate sur les marchés depuis quelques années a conduit Kropz à annoncer en février dernier le lancement d’une étude de faisabilité actualisée. Elle porte notamment sur une exploitation minière capable de livrer seulement 1 million de tonnes et les résultats sont attendus d’ici la fin du mois de septembre.
Le second projet de loi a trait à la convention signée en novembre 2018 par le gouvernement et Luyuan des mines Congo et porte sur le projet de potasse Mboukoumassi. Un permis minier valable 25 ans a été accordé en 2015 à cette filiale du chinois Luyuan Shandong.
Les réserves du projet Mboukoumassi s’élèvent à plus du milliard de tonnes, contre 432 millions de tonnes pour les ressources de phosphate de Hinda, d’après les chiffres officiels. Le développement de ces différents projets s’inscrit, apprend-on, dans une volonté de diversification de l’économie nationale.
Emiliano Tossou
Lire aussi: