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UEMOA-CEMAC: les perspectives de croissance de la zone franc pour les prochaines années

UEMOA-CEMAC: les perspectives de croissance de la zone franc pour les prochaines années

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  • vendredi 14 janvier 2022
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(Agence Ecofin) - Les Banques centrales de la zone franc, BCEAO et BEAC, ont publié fin décembre 2021 leurs traditionnels rapports sur la gouvernance monétaire. Selon ces rapports, les prévisions de croissance économique en 2022 s’établissent respectivement à 6,4% pour la zone UEMOA et à 3,7% pour la zone CEMAC. 


Au sein de l’UEMOA, la tendance haussière de la croissance économique devrait être favorisée par la reprise au niveau mondial et la mise en œuvre par les Etats membres de leur plan de relance. Si au plan régional, la croissance est estimée à 6,1% à la fin 2021, les pays comme le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire s’en sont beaucoup mieux sortis que les autres avec respectivement, 7%, 7,1% et 6,5% de croissance estimée au terme de l’année 2021. 



Une tendance qui devrait se confirmer en 2022 pour le Bénin et la Côte d’Ivoire. En effet, selon les instituts nationaux de statistiques et la BCEAO, les deux pays pourraient voir leur activité économique croître respectivement de 6,9% et 7% au cours de l’année. Rejoints par le Niger dont la croissance économique 2022 devrait également atteindre 6,9%. Sur la même lancée, 2023 pourrait aussi être une année prolifique pour la zone UEMOA avec une croissance de près de 8%. La même année, selon les mêmes prévisions, le Sénégal connaîtra une croissance à deux chiffres (11%).   


En revanche, dans la zone CEMAC, les économies qui dépendant encore pour beaucoup du pétrole, ont été relativement touchées par la pandémie et la crise économique qu’elle a entraîné. Le PIB n’a progressé que de 1,9% en 2021. Les économistes de la BEAC prévoient une stabilisation, autour de 2 à 3%, de la croissance sur les trois prochaines années. Ainsi, si l’activité économique réelle de la zone devrait croître de 3,7% en 2022, il faudrait s’attendre à une baisse d’un peu plus d’un point (croissance de 2,6%) en 2023, avant une légère hausse à 3,2% en 2024.



Cette reprise devrait être portée par les secteurs non-pétroliers, dans un contexte où les gouvernements de la zone ont accentué les efforts de diversification, permettant la relance, de l’agriculture notamment.   “Par ailleurs, à l’exception du pétrole, l’industrie extractive (manganèse, or, diamant, bauxite, zinc, etc.) et celle du bois poursuivront leur essor en lien avec les retombées des mesures d’assainissement imposées par les Gouvernements”, peut-on lire dans le document. 


Rappelons que, selon l’évolution de l’activité et de la situation économique et financière, à la fois au plan mondial et au plan régional, ces projections sont susceptibles de révisions par les Banques centrales au cours des prochains mois. 


Klétus Situ


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