SCHLUMBERGER FAIT MIEUX QUE RÉSISTER

Energie - SCHLUMBERGER FAIT MIEUX QUE RÉSISTER

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Malgré la crise pétrolière, Schlumberger résiste bien sûr le premier trimestre et dépasse même les attentes des analystes.

Mieux que prévu

Dans un communiqué de presse publié ce matin, le groupe de services à l'industrie pétrolière et gazière Schlumberger a fait part de ses résultats économiques et financiers pour le premier trimestre 2016. Contre toute attente, et dans un contexte de crise pétrolière toujours aussi sévère et durable, il a dépassé les prévisions et les objectifs fixés pour ce premier trimestre.
Tout d'abord, le chiffre d'affaires du groupe a reculé, certes, mais beaucoup moins que les analystes financiers ne l'avaient prévu dans leur consensus : en régression de 36,4%, il atteint néanmoins 6,52 milliards de dollars, alors que leurs prévisions tablaient sur 6,51 milliards pour le groupe franco-américain. Alors que l'activité sur l'ensemble du secteur a reculé de 60%, ce repli du chiffre d'affaires peut donc être considéré comme une bonne performance.
Par ailleurs, le bénéfice net trimestriel a lui aussi diminué de 48,6%, atteignant péniblement 501 millions de dollars, soit un rapport de 40 cents par action, contre 39 attendus par les analystes.

Mais pas d'améliorations en vue

Malgré ces performances honorables, Schlumberger demeure plutôt pessimiste pour le reste de l'exercice. L'absence de perspective de hausse des cours du pétrole ne permet pas d'attendre une reprise des investissements des compagnies pétrolières. Même le premier trimestre s'est avéré des plus tendus. « Au premier trimestre 2016, le déclin de l'activité globale et le taux de perturbation de l'activité ont atteint des niveaux sans précédent », a déclaré Paal Kibsgaard, le Président Directeur Général du groupe parapétrolier franco-américain.
Pour survivre à la crise, Schlumberger est donc à la fois contraint de baisser ses prix, et de poursuivre la réduction de ses effectifs. Au total, depuis novembre 2014, se sont 34 000 emplois qui ont été supprimés à travers le monde.
En revanche, parce qu'il résiste sans doute mieux que d'autres, Schlumberger n'est pas mal placé pour participer à un mouvement de consolidation dans le secteur. Le processus de fusion entamé avec Cameron se poursuit, d'ailleurs.